La pollution numérique qu’est ce que c’est ? Pourquoi nos pratiques polluent-elles ?

Il faut le savoir : certains facteurs de pollution sont négligés, encore trop méconnus du grand public. Parmi eux, il y a ce qu’on appelle la pollution numérique. Sa participation au dérèglement climatique est réelle. Le bilan est bien plus lourd qu’on ne l’imagine. Mais les médias en font peu de cas, et dans le cadre de leurs promesses liées au développement durable, les personnalités politiques sont loin de l’ériger en sujet central.

FileVert : une solution respectueuse de l’environnement

En réponse à cette préoccupation croissante, des initiatives éco-responsables voient le jour. Parmi elles, FileVert se distingue comme une solution de transfert de fichiers sobre et respectueuse de l’environnement. Hébergé en France avec une infrastructure alimentée à 100% par des énergies renouvelables, FileVert s’engage à réduire l’empreinte carbone associée aux transferts de fichiers. En plus de sa conception éco-responsable, FileVert offre des fonctionnalités sobres et économes, telles que la suppression automatique des fichiers après 48 heures, garantissant un stockage minimal des données. En choisissant FileVert Transfert, les utilisateurs peuvent contribuer activement à la réduction de la pollution numérique et soutenir une approche plus durable dans leurs pratiques de transfert de fichiers.

Le poids des émissions numériques

Et pourtant. Aujourd’hui, l’écosystème numérique mondial est à l’origine de près de 4% des émissions de gaz à effet de serre. La crise de la COVID-19 a largement accéléré le passage au tout numérique. Nous en arrivons à des seuils de 10 milliards de messages électroniques envoyés par heure dans le monde.

Selon des statistiques récemment publiées par Le Figaro (source), d’ici l’année 2040, notre consommation pourrait entraîner une hausse de 60% des émissions de GES liées au numérique, soit 6,7% du total dans les vingt prochaines années. Cela vous paraît peu ? Internet pourrait devenir la première source de pollution mondiale.

Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer cette part avec celle prévue pour le transport aérien, qui s’élève à 4,7%.

La pollution numérique : plus néfaste que les avions

Oui, vous avez bien lu. La pollution numérique s’avère statistiquement plus néfaste pour la planète que celle entraînée par l’usage des avions – et elle le restera si aucun ajustement n’est envisagé.

Mais avant, voici quelques informations précieuses pour comprendre le concept.

La pollution numérique en chiffres : de quoi s’agit-il ?

Le terme «pollution numérique» renvoie à l’ensemble des effets négatifs produits par la fabrication, l’utilisation et la destruction des appareils et outils en lien avec les nouvelles technologies.

Fabrication : une empreinte écologique massive

Pour la fabrication, l’impact délétère sur l’environnement se mesure au moment du processus de construction.

L’extraction des métaux rares pose un véritable problème. C’est une opération consistant à récupérer les matériaux nécessaires à la fabrication de nos petits appareils derniers cris.

La construction de nos appareils électroniques suppose non seulement l’épuisement des ressources naturelles, mais aussi le déploiement de méthodes d’extraction polluantes qui gaspillent beaucoup d’eau et nécessitent l’usage de produits chimiques dont les effets se ressentent jusqu’aux cours d’eau et perturbent les écosystèmes.

Fabriquer un ordinateur portable de 3kg exige environ 1 tonne de matières premières et engendre approximativement 200kg de gaz à effet de serre. Au-delà de l’extraction des matières premières, la fabrication des composants se fait dans des pays en voie de développement, où toute électricité provient du charbon.

Autre problème : la consommation des équipements et ce qu’on appelle le «renouvellement des terminaux». Un rapport publié par l’Arcep en juin 2021 (source) fait état d’une réalité préoccupante à ce sujet. En effet, selon les rédacteurs, «81% des émissions de gaz à effet de serre (GES) du numérique en France seraient liées à l’ensemble des terminaux numériques». On compte en moyenne 8 équipements par utilisateur. Les 19% restants proviennent de ce que l’on fait de ces équipements.

Utilisation : un réseau énergivore

Concernant l’utilisation, la sollicitation du réseau et la mobilisation des data centers, ces immenses parcs de serveurs, s’avèrent extrêmement énergivores et polluants.

Le fonctionnement des data centers génère à lui seul 19% de l’empreinte énergétique totale du numérique. Ils sont encore pour beaucoup alimentés en énergies fossiles comme le charbon ou le gaz. Une étude de 2020 (source) a mis l’accent sur cette problématique.

Il faut savoir que 10% de l’électricité consommée par les Français sert à faire fonctionner et à entretenir ces grands centres de données. Ils stockent l’ensemble des informations liées à notre usage d’Internet.

Destruction : un recyclage difficile

Au moment de la destruction, les composants électroniques présentent de nombreuses difficultés. Ils sont difficiles à recycler. Selon des données statistiques très récemment publiées (source), ce ne sont pas moins de 450 000 tonnes de déchets électroniques qui échappent au processus de récupération et de réinvestissement.

Pourquoi en parle-t-on si peu ?

En réalité, une certaine confusion règne, parce que tout le monde a déjà entendu dire que le numérique était au contraire une belle occasion de réduire la pollution. Qu’en travaillant depuis son domicile, on évitait de monter à bord d’une voiture, par exemple, limitant ainsi l’émission des gaz à effets de serre.

Cette logique est entretenue par les intervenants lors de discours officiels. Plusieurs responsables politiques mettent sur un pied d’égalité la transition numérique et la transition écologique, ne laissant supposer aucune contradiction.

Au contraire, selon eux, les deux objectifs se marieraient parfaitement. La transition numérique permettrait la mise en place d’une économie verte.

Un tel optimisme nous semble difficile à tenir. En effet, il semblerait que le « tout digital » déplace le problème plutôt que de le résoudre.

Il est primordial que les jeunes générations s’emparent également du sujet. Nous avons donc décidé de faire un petit article de rappel.